samedi 30 septembre 2017

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vendredi 11 août 2017

Deuxieme CONFLIT MONDIAL TOUS BON

  DEUXIEME CONFLIT MONDIALTOUS                           
    Ce deuxième conflit fut précédé d'une période de tension plus particulièrement durant l'anschluss de 1938 et de la mobilisation générale qu'elle provoqua. Durant cette mobilisation s'établirent à Criviller dans un campement de fortune une trentaine de mobilisés. Puis vint la mobilisation d'août 1939 qui devait amener après l'attaque par les troupes du Reich de la Pologne, le 1 er septembre 1939 à 4,45 heures la déclaration de guerre de la France le 3 septembre à 17 heures. Cette période a été marquée par l'utilisation de la route départementale par de nombreux convois de troupe, convois hétérogènes de véhicules de réquisition hâtivement barbouillés de camouflage ou d'inscriptions telles que "caiffa" où "samaritaine" sont bien visibles. D'autobus à plate-forme de la région parisienne entrecoupé de véhicules à plateau supportant une dérisoire mitrailleuse anti-aérienne. Cette période sera suivie d'un automne particulièrement froid, il neige dés le 28 10 1939, période hivernale très vive de fin novembre à début mars, froid très vigoureux -26 le 10 décembre -29°. Le 12 décembre pointe de -32° à -34° vent d'est persistant. Durant ce temps s'éternise la guerre rassurante où il ne se passe rien. Radio 37 station radio de l'époque nous fait part entre autre du communiqué du 17 octobre au matin " Hier en fin d'après-midi les Allemands ont déclenché une deuxième attaque dans la région à l'est de la Sarre sur un front de 30 Km nos feux ont arrêté l'ennemi sur la ligne prévue. Les Curtis rares avions français modernes de la base de Xafféviller tournoient très haut dans le ciel et dessinent les premières traces de condensation qu'il soit possible d'observer. A plusieurs reprises un appareil de reconnaissance survole le secteur par le fait que les pièces de D.C.A. de Domptail et Chazelle ouvrent le feu sur celui-ci le fait supposé Allemand. Les éclatements se situant à une distance respectable de celui-ci démontre la médiocrité de cette D.C.A. Celle de Domptail une pièce à laquelle on avait remplacé une roue par un support et que l'on orientait à bras grâce à un platelage bois, Les villageois accueillent favorablement ce qui leurs est présenté comme des augures de victoire. Sauvé les photos titre la presse.Chargé de mission photographique un Potez 63 en feu réussi à rejoindre le 30/09/1939 les lignes Françaises "Sauvez les photos, sauvez les photos "hurle le pilote grièvement brûlé à ses sauveteurs,  De ses deux coéquipiers il sera connu que l'un était mort l'autre a sauté en parachute, tout le village apprendra bientôt qu'il s'agit d'Antoine Mercy petit-fils de Marie Moinaux de Criviller. Il survivra à ses graves brûlures au visage et aux mains.                                                                                                                                    Le 6 11 1939 la presse relate en termes dithyrambiques cette fameuse journée au cours de laquelle 9 Curtis tiennent tête à 27Messerschmitt 109 dans un combat acharné qui se solda par 10 victoires sans perte. Le 13/ 12/ 1939. Le croiseur Allemand Graff Spee pris en chasse par les 3 croiseurs Britannique Achille, Ajax et Exeter, contraint de se saborder dans la baie de Montevideo. (Voir sur le net) Début Février le village est à nouveau en émoi le sergent Camille Sidhoum  est signalé disparu. La Croix-Rouge informera bientôt ses parents qu'il est mort dans un hôpital allemand.                                                                                                                                 

2)Le samedi 6 Avril 1940 à 10 heures 30 un service funèbre et célébré en l'église de Merviller en présence d'un Capitaine représentant le Colonel commandant la place, de monsieur Violle maire et de Monsieur Thiriet maire de Baccarat, du drapeau et d'une délégation de l'A M C, L'assemblée se rendit ensuite au monument aux morts. Par la suite fut connu qu'une importante patrouille française avait pénétré profondément dans le saillant de Forbach, Posté en observation dans une maison, Deux soldats pillards Allemands y pénétrèrent démasqué, Cerné de toute part il s'en suivit un meurtrier. décrochage, Sur le net on apprend que ce corps franc de 150 hommes du 24 éme bataillon de chasseurs de la 29 éme division chargé d’actions et de renseignements derrière les lignes ennemies comptait dans ses rangs le lieutenant joseph Darnand et son chef et ami .le capitaine Agnely qui lui trouva la mort au cours de ce combat du 8 Février 1940  
 




 Nom : SIDHOUM Prénoms : Lucien Camille                  Conflit : 1939-1945 Grade, unité : Sergent - 69e R.M.I.F. -                                                             Date de naissance : 17/03/1916  Nancy                                                           Genre de mort : Mort des suites de blessures
Date du décès : 09/02/1940  Allemagne (ex Prusse)                                Commune du décès : Volklingen                                                                     Par la suite son frère René Sidhoum né a Baccarat le 16:05:1926 et décédé le 22:11:1946 à Haiphong Tonkin -            Mort pour la France
Au Village les adultes sont conviés à se rendre à l'école pour déterminer la taille du masque à gaz qui leurs convient, ma mère s'offusque rien de semblable pour les enfants.


L'usine Berthaux (construction métallique) va embaucher pour la fabrication d'obus des épouses de mobilisés dont quelques une du hameau, Ces obus seront ultérieurement récupérés par l'occupant.

Les mobilisés vont bénéficier d'un deuxième tour de pe. Pour rompre la monotonie on écoute radio Stuttgart qui émet en langue française son sinistre traite Ferdonnet tente d'incuber l'idée que les Allemands sont de braves gens. Il nous indique que l'on a démonté un pylône qui se trouvait à proximité des constructions métalliques de Baccarat pour le transférer à Nancy Champ le bœuf pour brouiller ses émissions de radio, Ce qui est vrai c'est que cette installation deviendra la première antenne émettrice de radio Nancy en 1945. (Elle diffusait des messages de prisonniers nous eûmes la stupeur dans percevoir un, d'un jeune homme de Blâmont bien connu de la famille) Le 10 mai 1940 le réveil viendra brutal, jour où l'attaque allemand est générale les avions de chasse de la base de Xafféviller sont pour la plupart détruit au sol. Le hameau a la tête en l'air, deux appareils Dornier côte à côte venant de la direction nord-est passent dans l'axe du hameau, les saluent une dérisoire rafale de mitrailleuse postée à " fleurante haie" suivie d'explosions amplifiées par un écho sans fin.
 A l'entrée du bois du fouilly aperçu par Marcelle Cuny viennent de tomber en chapelet 48 bombes, quelques-unes n'ayant pas éclatées les villageois se pressent sur les trous de pénétrations.
 Les communiqués alarmants jettent sur les routes les premiers réfugiés. Les villageois inquiets vont à nouveau se regrouper au bord de la route, Roger Verrelle avec son camion en route pour Dijon va s'arrêter une petite heure et apporter des nouvelles " J'ai traversé Sedan entre deux murs de flammes "disait-il, Les convois de troupe deviennent pagaille l'abandon de matériels, véhicules, armes se fait de plus en plus  fréquent, Néanmoins quelques isolés redonnaient espoirs le 18 juin stationnent au village dans la grange Severin sept fantassins et un sergent, ils avaient récupérés un tombereau et un cheval dans lequel ils amassaient ce qui traînaient dans les fossés, une vingtaines de fusils, un mortier, une mitrailleuse qu'ils vont mettre en batterie pour la nuit face au lavoir,
 Ils repartiront le lendemain, D'une phrase qu'a très rapidement prononcé par André Severin, je suis convaincu qu'ils ont abandonné ces fusils cachés dans le foin du grenier Severin 3 de sorte qu'ils n'ont été retrouvé et dissimulé à nouveau deux ans plus tard, Ce n'était pas des faits qui s'exposaient, 
3) Les gendarmes ordonnent le départ vers Dijon par leur propre moyen des hommes de 18 à 50 ans, Severin Paul, Taroni Noel, Thiry Nicolas, n'imaginant pas une avance Allemande aussi rapide trouveront la route coupée vers Vesoul. Heck Adrien, Lécolier Léon, Maire Louis, se trouveront dans la cohue très vite séparé, Louis se trouvera à Tournon sur Rhône où il assistera à la vigoureuse opposition de l'armée des Alpes  aux panzers. Léon échouera en Savoie et trouvera le gîte et le couvert dans une ferme, ne se pressant pas d'un retour au pays. L'appariteur Monsieur Vernus Aimé au son du tambour et avec son accent méridional proclame "Avis à la population" Les habitants sont informé d'avoir à déposer leur arme à la mairie, Marie Thiry à bicyclette fusil de chasse en bandoulière  va obtempérer, Mon grand-père va précipiter dans son puit sa carabine et son revolver, ils y sont toujours, Pratiquement toutes les habitations avaient une cache celle de mon grand-père se situait sous un pavé de gré de la cuisine, et de l'ouvrir, elle avait déjà servi en 1914, et resservira en 1944,                                                                                                          Nous fumes alors témoin de la fuite de femmes et enfants, dans des poussettes en provenance principalement de Badonviller, puis de compagnies de républicains Espagnols, qui avait été occupés comme main d’œuvre sur la ligne Maginot.                                                                                                                                Ce sera la première division de grenadiers Polonais qui défendra, le secteur une compagnie monte la rue du hameau, et va prendre position face à Gélacourt. et d'Azerailles où la fumée des incendies sont déjà visible. (Nota, Ils portaient sur le casque en position frontale sous le cimier en place de l'écusson d'arme, peint en blanc l'aigle Polonais) 
Les ponts de Merviller, Verdurette et pont S,N,C,F, seront détruits.
 Le 20 juin à six heures du matin venant de Brouville par le bois de voivre commence l'attaque sur Merviller, Elle s'amplifie à 10 heures depuis Montigny, à l'entrée de Merviller ils furent accueilli par le maire Monsieur Violle et le chanoine Geoffroy Amand prêtre retraité de la paroisse.
 Les assaillants progressaient dans le village en s'accompagnant d'un canon qu'ils poussaient à bras, exigèrent de l’employée du "café de l'est" de se poster en bordure de rue, et de tenir à disposition des arrivants pour se désaltérer un seau plein d'eau (témoin oculaire André Roublot dit Loulou ) Très longtemps après Suzanne Vernus qui comme moi avait 10 ans à l'époque m'a rapporté que la majorité des résidents du secteur Est de la commune à la vue des préparatifs par les Compagnies Polonaise de la défense de la Verdurette se sont réfugié dans la partie ouest du village. Un nombre assez important de personnes appréhendant l’arrivée de l’ennemie se retrouvèrent dans la cave de Madame Richard (Pierrat Aimée) aujourd’hui N°4. A leur arrivé les Allemands procédaient à la fouille des maisons où les retraitants pour certains se cachaient, cet alors que Madame Richard se présentant spontanément devant ces guerriers et énergiquement leur indiqua «Vous voyez bien qu’il n’y à ici que des femmes, et des enfants et que nous n’avons pas d’armes» intervention qui abaissa l’attitude belliqueuse des arrivants et rassura les présents  Ce n’est que le lendemain dans des conditions floues que quelques Polonais sortirent de leur cachette. Dans l'après midi du 20 juin les Allemands s'installent à Criviller vidé d'habitant par les compagnies Polonaises, (Voir ce qui est écrit 20 juin 1940). Le lendemain par le fait de la destruction du pont supérieure de la voie ferrée de Merviller d'important convois hypo-mobile vont descendre Criviller avec des chariots prises  de  la campagne de Pologne, ils les vendront dans les semaines suivantes, plusieurs de ces chariots resteront ainsi dans la commune. A Merviller on va inhumer les défenseurs de la « Verdurette » dix soldats Polonais dont plusieurs officiers et un Français du nom de Marcel LEOPOLD, L'occupation commence elle va durer jusqu'au 31 octobre 1944, soit 1055 jours. A Baccarat le maire M eur Thiriet obtient que le pont ne soit pas détruit, Les Allemands sont déjà à Épinal, aux abords de Lyon, (Pour information)                           * communiqué n° 582 (21 juin 1940 - soir) : « Dans les Vosges, nos troupes, formées en un vaste carré, soutiennent vigoureusement la lutte. Elles ont, à plusieurs reprises, repoussé les assauts de l'ennemi et contre-attaqué avec succès.                                   Sur le reste du front, quelques rencontres locales notamment dans la région de Clermont-Ferrand. »
Les casernes Haxo, Lamirault, les cristalleries vont se remplir de prisonniers Français. On cite le chiffre de 60 mille. Installés faute de place à même les cours. Ils vont subir la faim. Monsieur Laurent Victor va durant un certain temps leur apporter journellement deux lessiveuses de soupe. 


  L'entassement inimaginable des camps de prisonniers      En travers les barbelés sera évoqué sans certitude le fait qu'une rafale de mitrailleuse aurait fait en pleine nuit des victimes, Ce fait se trouve repris dans un article de " La vie intellectuelle en captivité en ces termes je cite" Un moment éprouvant, C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit tous dormaient d'un sommeil plus ou moins agité. Voici qu'une clameur nous réveille, l'un de nous subitement est devenu fou furieux et s'est dressé hurlant. Autour de nous le bruit métallique des gamelles transpercées, Le serveur de la mitrailleuse qui, du haut du mirador, tient la cours en enfilade, a cru ou feint de croire à une sédition, il a lâché une longue rafale. Nous n'avons pas connu le nombre des blessés, mais cinq fosses ont été creusées le lendemain, à proximité immédiate des latrines. Le bruit court que l'on va nous relâcher progressivement, selon la distance qui nous sépare de nos lieu d'origine, Les plus proches d'abord, Et j'ai vu libéré un de mes camarades. Il habitait un village voisin de Baccarat. Cet Article qui se rapproche de la rumeur de l'époque est signé   Jean Pierre. 
 Effectivement un nombre d'internés de la région vont être libérés assez rapidement. Par la suite vont être libéré et prendre la direction de l'est ceux originaires d'Alsace et de Moselle. Puis dans les semaines suivantes à pieds sous escorte la majorité des prisonniers prendront la direction de l'Allemagne. Certains s'assirent sur les murets des fontaines et réussissent à s'introduire dans l'aqueduc. Ils recevront les vêtements nécessaires pour s'enfuirent, La nouvelle de l'armistice est enfin officiellement connue, on fait une large confiance au Maréchal Pétain, ce grand soldat très âgé n'ayant plus d'ambition à qui les ministres de l'époque remettaient une France blessée, meurtrie à l'agonie, avec comme seul programme une demande d'armistice, évitant aux Français un gauleiter. Une des première ordonnance des Allemands sera d'ordonner le balayage des rues tous les samedis, ordonnance assez rapidement oubliée. Jusqu'alors nous n'avions pas connu les tickets de rationnement, ce sera immédiatement le pain, la viande, l'essence, l’usage des succédanés, le café par le  malt, le sucre par la saccharine, l'huile par la graisse de parapluie, puis progressivement le tout, pneu, chaussure, textile

                                                                                                                      
Rationnement qui devait se poursuivre jusque 1950                                                           Progressivement va se remettre en route le service postal, le chemin de fer, le retour des évacués, les réfugiés d'Alsace et Lorraine qui étaient venus en nombres s'établir au village sont plein d'inquiétude de retourner dans leur province.


  Ci dessous reconstruction du pont S N C F en 1942
Dans l'industrie Bachamoise le travail reprend difficilement rendant nécessaire le départ volontaire pour l'Allemagne, se reconstruisent les trois ponts de Merviller, Verdurette et S.N.C.F. Le virage qu'il provoquait va être redressé.
 La routine sous surveillance fait son chemin, on commence à connaître l'action du général De Gaulle qui ne soulève pas la foule.                                                          Pendant un office alors qu'à l'extérieure s’élève l'irritant chant de marche, Heili !!!!.Heilo !!!!.Heila !!!!.   le Curé Marc Bévillon démobilisé marque une pose, avant de puissamment marteler «On ne les entendra bientôt plus» En 1943 la prise de TUNIS a eu lieu le jeudi 27 mai le fait était totalement ignoré pour qui n'écoutait pas la B.B.C. Le dimanche il crée la stupéfaction en débutant son office "Le drapeau Français flotte à nouveau sur une de nos capitale, il flottera bientôt sur la principale. Au nom du père..... Il organise avec les jeunes de la paroisse des soirées récréatives dont le bénéfice finance l'envoi de colis aux prisonniers.                                                                                        Certains vont rentrer Gillet Marcel le tout premier laisse supposé des libérations rapides, (Reddition à partir du 27 juin des trop nombreux éléments du massif du Donon ) 

 
 
   Encadré par leurs officiers qui ont conservés leurs armes les régiments du Donon rejoignent les camps de prisonniers .Par la suite Verrelle Roger va être libéré sans explication, Verrelle Jean, agent de liaison utilisa ses cartouches a Nompatlize pour détruire sa moto. Par la suite, il  va réussir une évasion vers la Suisse, Lorentz Roger avec quelques astuces va tenter tout simplement de prendre le train et de réussir lui aussi une évasion. Resterons prisonnier jusqu’à la fin Vally  René, Lorentz Raymond, Lorentz Georges, Claudepierre Lucien. Ont échappé à la capture Patry Raymond, Severin Pierre, Taroni Antoine. Verrelle Henri                                                    Leur retour ne sera possible qu'au mois de Novembre. Cuny Maurice appartenait à une unité du 45e Corps qui , encerclé par les blindés allemands fut contraint de se réfugier en Suisse. 45 000 hommes - dont 29 000 Français et Marocains et 12 000 Polonais franchissaient la frontière. (Français et Marocains seront rapatriés en janvier 1941, les Polonais restèrent internés jusqu'à la fin des hostilités) Divoux Paul affecté spécial, rappelé, à peine équipé, sans arme, sera interné quelques semaines à Rambervillers,                                                                                                     Durant l'hiver 1940/1941 alors que la neige recouvre le sol un appareil Allemand fait un atterrissage forcé devant le bois de pinasses, il y sera démonté.                              Quelques mois plus tard c'est un hydravion qui réussit l'exploit de se poser sur le plan d'eau du barrage des cristalleries. La réquisition de nombreux chevaux sera nécessaire pour le sortir de l'eau, Au printemps 1942 très tôt le matin c'est un ballon sphérique qui descend et s'accroche aux lisières du bois de pinasses, André Severin se précipite saisi la nacelle en toile et le ballon reprend de la hauteur et disparaît, Le mystère reste entier sur la provenance et le but de cet engin, Il ne pouvait que se trouver déchargé pour reprendre de la hauteur, Anglais ou allemand
 La B.B.C préconisait de conserver les pièces de monnaies en cupro-nickels retirées de la circulation.
  Remplacé par de ceux en aluminium qui après  la libération avaient conservées leur valeur alors que les autres avaient valeur que  de rondelles. 

 L'état français avait ordonné que la religion soit enseignée dans les écoles publiques, l'Abbé Bévillon exécutait cette ordonnance à Criviller, parallèlement le jeudi matin à Merviller, cette séance se terminant régulièrement par la projection d'un film de «Tintin» ce qui justifiait la présence de certains, de même pour notre participation aux séances récréatives, il nous avait enseigne quelques sketchs et chant chorale
Un jeudi alors que nous reprenions le chemin du hameau, nous précédait chantant une section allemande se trouvait en ma compagnie Marc et Paul Sidhoum, Probablement aussi Lucien, Georges, Claude, Jacques, Gilbert ,Camille, Alfred et, le plus jeune René Becker qui en sabots, allait avoir beaucoup de difficulté à suivre, Marc obtient avec enthousiasme notre mise en rang par deux, et a une trentaine de mètres derrière la section Allemande de chanter à plein poumons, 
                                                                         
C'est nous les petits gars de France,                    Écouter nos joyeux accents,                                                                                             Notre nom chante l'espérance,                                                                                              Car nous sommes les cœurs vaillants, 

 Cœurs vaillants chez nous la tristesse                                                                                N'a jamais désarmée les cœurs,                                                                                            Au devoir qu'en chacun s'empresse 
Où trouver du temps pour les pleurs,                                                                                   

 Et aussi ;A cœur vaillant rien d'impossible                                                                        C'est notre cri de ralliement, de ralliement                                                                        C'est notre devise infaillible                                                                                                 Qui nous fait tout prendre gaiement , etc, etc

   Marc avec un bâton rimait marche et chant, le chef de la section nous précédant nous octroyait des regards furtifs, ce qui dopait notre ardeur, au passage en haut de la côte, il fit fasse a la belle Croix et, salua militairement la Croix,  

 Marc a son tour, bâton levé salua militairement la Croix,   

Calvaire du lieu dit "la belle croix déjà cité le 12 Août 1805 reconnaissance des limites des rues et chemins vicinaux   

Les opérations militaires se pour suives, elles s'étendent à toute l'Europe, à l'Afrique, à l'Asie, 

Le 8 Novembre 1942 les troupes Américaines débarquent au Maroc, Le 12 novembre 1942 la Wehrmacht envahie la zone sud, Le 27 Novembre 1942 les 90 navires de l'escadre française de Toulon se sabordent, Par quelques matelots démobilisés nous avons pu apprendre le douloureux spectacle de ces équipages, alignés et  au garde a vous, pour la majorité les larmes aux yeux, face à la lente immersion de leur navire.
Par le récit d’un nancéien nommé LAMY embarqué sur un petit bâtiment qui se trouvait amarré à quai, j’ai pu apprendre que l’équipage fut avisé de très bonne heure de descendre par l’échelle de coupée sur le quai.                                        Le commandant en serre file.    A terre il tendit le bras fermant l’accès à un allemand qui s’élançait pour monter à bord. Action suffisamment prolongé pour permettre l’explosion de la charge de destruction. A-t-il voulu protéger cette charge ou la vie de l’Allemand. Action suivie par les explosions destructives de la presque totalité des bâtiments à quai ou en cale sèche                                                                           Puis ce sera les requis pour le travail en Allemagne, Ensuite pour la construction du mur de l'atlantique. Les nuits deviennent de plus en plus agitées, les bombardiers anglais vont de plus en plus souvent sur l'Allemagne relayé bientôt de jour par les Américains par escadres de 48 appareils, On peut ainsi facilement en totaliser plus de mille. Ils sont quelque fois pris a parti par la chasse Allemande, tombe alors du ciel des douilles de mitrailleuse 12,7 qui pourraient faire mal,( Nota Madame Husson sage femme en recevra une sur son guidon de bicyclette) Le territoire Français n'était pas pourvu de D C A, aussi les escadres survolaient au maximum la France, Une nuit une rame fer transportant des V 1 fut immobilisé probablement par un acte de résistance vers Avricourt. Cette rame était pourvu de D C A embarqué, Fut ainsi expliqué la présence de défense anti-aérienne  efficace le 29 juillet 1944 où un bombardier anglais sera abattu à Glonville.  Ces passages de bombardiers étaient précédés de lâcher en masse de quantité de rubans métalliques de quelques 27 centimètres de long qui brouillaient l'équipement radar des canons "Würzburg". Ces rubans, dont la dimension variait selon la longueur d'onde à brouiller, s'appellent dipôles de brouillage. Nullement autodestructible une dizaine d'années après la fin des hostilités on en trouvait encore à profusion dans la nature. Les enfants des écoles vont être mis à contributions, plusieurs fois par semaine munis de petits flacons, ils vont dans les champs de pommes de terre collecter les doryphores. Ce nom de doryphore sera bientôt donné communément aux occupants.  Comme de nombreuse fois en cas de calamité on se tourne vers le ciel et on implore en masse et avec ferveur son secours.

  Dans le cas présent. ce fut Notre-Dame de Bonsecours statue qui jadis était destinée à remercier la victoire de René II sur les Bourguignons. En procession, avec une avancée journalière de villages en villages. Le 3 Juin 1944.venu de Brouville, après une halte à Merviller s'en fut vers Vacqueville, avant un passage à Baccarat. Elle termina son périple par suite du débarquement le 6 Juin à Saint-Clément.     
Les Allemands avaient précisément installé une station de dépistage radar à Montigny qui allait surveiller les parachutages. Elle était relié à Baccarat par un câble téléphonique de forte section empruntant le parcours de la voie ferrée Une centaine de mètres de ce câble va disparaître ce qui correspondait beaucoup plus à un vol qu'à un acte de sabotage, Ce fait vaudra aux hommes de la commune d'assurer une garde dangereuse et contraignante de ce câble. De même à une partie des ouvriers des cristalleries furent employés, à creuser échelonné le long des routes des trous individuels qui deviendront plus tard salutaire sous les obus pour de nombreux civils. Une importante unité de jeunesse Hitlérienne va assurer le fonctionnement de cette station Radar, nous avons été en soirée témoin de leur arrivée, Un convoi ferroviaire, formé de wagons voyageurs de grandes tailles sur l'embranchement en forte pente de Badonviller, Classé en profil H le personnel S,N,C,F conscient du risque de déraillement s’opposait à cette utilisation, Contrairement à ce qui se dit aujourd'hui les "Cheminots bleus" de la Reichsbahn étant totalement maître nous vîmes un imposant convoi de type train express accompagner de chants et d'accordéons se tortiller dans les courbes de cet embranchement , C'est vers cet époque que ma mère revenant de Baccarat, fut rattrapé par un cycliste équipé d'un porte-bagages amovible, placé devant le guidon, et, contenant un paquet, après quelques amabilité de lui indiquer, savez vous ce que j'ai sur mon porte-bagages, "ben non" un poste émetteur, méfiante ma mère resta muette , muette au point que ce ne fut que quelques jours plus tard quelle nous le révéla

 Le transformateur de Vacqueville sera détruit, de même que la station de transformation électrique de Glonville. Il a été dit que les coupables étaient de Criviller, Quelques jours plus tard j'ai aperçu montant la côte de Criviller un cultivateur et son attelage transportant un transformateur, il était accompagné d'une sentinelle en arme. Après la rupture du front de Normandie vers le 10 août les chasseurs-bombardiers alliés vont faire de plus en plus présence agissant par groupe multiple de quatre 
  A l’égale des observateurs d’artillerie les alliés avaient des observateurs d’aviation c’étaient des aviateurs abattus qui se reconstruisaient a ce poste. Ils dirigeaient l’intervention de l’aviation sur les trains et convois routiers. Détruire un train de munitions en gare de St Clément, une locomotive en gare de Baccarat, l’une de ses imposante roue motrice projetée en bordure de la rue du 20 ème bataillon y demeurera plusieurs années. Lors de l'une de ces attaques alors que je me trouvais dans un champ avec Verrelle Henri, j'ai nettement vu le pilote porteur d'un bonnet rouge qui ayant ouvert son cockpit nous adressait des signes amicaux.   

A Brouville l'un de ces chasseurs touché et désemparé effectua un atterrissage d'urgence, ce faisant il tua deux femmes qui arrachaient des pommes de terre. Ils attaquaient tous ce qui leur semblait suspect ainsi ils lancèrent une bombe sur la lisière de la forêt à Merviller ou avait été dissimulé quelques chariots. Larguant à l'aveuglette leurs réservoirs supplémentaires. Ce genre d'action provoqua une imposante zone brûlée dans le parc Lorentz
Le peu de chevaux restant dans les villages sont réquisitionnés avec chariots et conducteurs pour évacuer l'hôpital Allemand de la caserne Lamirault, Joseph Becker va inconsciemment profiter de l'obscurité pour dételer les chevaux et sens revenir. Ce geste vaudra à ses deux frères Paul et Albert d'être amené jusqu'à Strasbourg où heureusement la désorganisation leur permettra un retour au village.
Pierre Sevrin accompagnera les deux derniers chevaux du hameau se joindra aux convois de chariots il ira jusque vers Heming où l'aviation les prendront à partie et où la quasi-totalité des chevaux seront tués.
La libération de Paris va être annoncée puis démentie, par la suite il fut connue que l'on espérait ainsi éloigner des renforts Allemands de la ville . Fut prise aussi la bonne disposition de distribuer les approvisionnements en stock, fut ainsi honoré par avance trois à quatre mois de carte de ravitaillement C'est ainsi que ma mère en compagnie de Céleste vont malgré les avertissements se rendre à Baccarat à bicyclette

Au retour c'est a l'entrée du hameau qu'ils vont se trouver désarçonnées, Ma mère ne voulant lâcher son bien lui fut présente le canon d'un fusil et fut sommé !EINS !!!!! ZWEI !!!!!! et Paulette Lécolier terroriser depuis sa fenêtre de lui hurler «Lâche lui Jeanne, lâche lui"  Le teuton d'enfourcher le vélo ma mère de le poursuivre en réclamant et obtenir son sac avec notre ration de sucre pour trois mois
Les troupes Allemandes sont en pleine retraite nous semblaient-ils, nous ne sommes traversés que par des troupes désorganisées croyons nous.
 
A nouveau de nuit des dizaines de chars se dirigent sur Merviller, Reherrey, ils vont attaqués sur Lunéville le 18 septembre et reprendre une partie de la ville, Et pourtant dès le 15 septembre un véhicule de reconnaissance américain interrogera les villageois de Brouville sur la présence d'ennemies.  Plus tard alors que Glonville et déjà libéré ce sera un bombardier Américain le 12/10/1944)  L'appareil s'écrasera à Vacqueville (Voir ci-dessus)

  Nous verrons la majorité de l'équipage sauter en parachute. L'un de ceux-ci sera caché par Prosper Hainzelin . Après la guerre il reviendra à plusieurs reprises au hameau                                                                            La Meurthe ne tardera pas à être atteinte, Sitôt atteinte la Meurthe fut franchie par la 2 éme D.B entre Menil-Flin et Chenevieres . Il se trouve qu'à mi-chemin un petit ruisseau traverse la R.N 59, c'est à proximité du confluent de ce ruisseau que le 13 éme Bataillon du génie, Bataillon Divisionnaire lança avec ses brockway à portique identique à celui-ci un pont treadway sur flotteurs pneumatiques de classe 40, 

 treadway1.jpg
   Cet emplacement fut choisi parce que masqué par une importante végétation. A l'époque se trouvait à l'est de la R.N 59 un abri métallique ayant fonction de bergerie, très rapidement la 1 er Compagnie du régiment de marche du Tchad occupa la tète de pont, Une partie de ses fantassins pour la nuit la bergerie, parmi eux et ainsi a l'avant poste le Colonel DIO, (Ce fait m'a été rapporté par l'un de ces  fantassin Robert Balland originaire de Baccarat qui vécu l'épopée de Leclerc du  Maroc à l'Indochine     
       Ci-dessus  Robert ci-contre à gauche en 1948 ma aussi rapporté que l’équipage de leur half-track "Montmartre" 1 er Section  1 er Compagnie  Régiment de marche du Tchad avait été cité collectivement a l’ordre de la division avec pour citation «Touché par une arme anti-char a poursuivi sa marche victorieuse sur Paris» Dans les jours qui ont procédés la prise de Paris roulant de nuit avec un fantassin sur chaque aile qui dans le noir ordonnait au conducteur "Avance» «Arrête» fut percuté la gueule de l’antichar qui les précédaient. Ils résolurent de se munirent de jerrycans d’eau et avec leur gourde personnelle à nouveau sur une aile d’alimenter en permanence le radiateur. Ils rejoignirent Paris 48 heures après leurs camarades
 


 En 1951 reconstruction sur la Meurthe pont de Flin          

Puis établir a la sorti de Menil Flin dans le petit bâtiment garage à l'ouest de la R.N 59 un avant poste qui pendant plus d'un mois fera face à l’équivalent  Allemand établi dans une fosse à goudron a l'emplacement de l'actuel silo. C'est vers le 18 septembre qu'à proximité du transformateur de Criviller que tombe la première salve d'obus fusants, elle sera suivie quelques temps après d'autres sur le village, la cheminée de l'actuel N°26 sera l'un des premiers point d'impact, pour ma part d’interrompre la récolte de pitance pour nos lapins, de m'engouffrer au plus prés dans la cuisine de nos voisins, Nicolas se trouvait assis au sol dessous sa table de cuisine, de prendre place à ses cotés, sous la violence des explosions du plafond et des murs se détachaient des morceaux de plâtre, A plusieurs reprise de m'indiquer « celui-là il est sur la baraque » et moi de l'interroger «A combien porte un canon » 8 à 10 kilomètres, dans mon for intérieur de m'imaginer « Ils seront là demain » le calme revenu des impacts très proches mais rien sur la maison , de même le lendemain pas de libérateurs, Ces tirs allaient obliger la population à vivre protégée en permanence, à réduire les activités, à vivre sous les épaisseurs de foin des fermes N°11 et écurie Séverin, cave N°17 dont ceux de 14 vont protégé la porte d'accès par plusieurs stères de bois,
Ceux de 14 dont Sevrin Henri natif d'Azerailles où toujours propriétaire il se rendit malgré le  danger, a son retour il nous décrit le début des importantes destructions du village en nous précisant le calibre des frappes                                                            Pour certains à établir des tranchées abris dans les jardins, Mon grand père préférait son lit à une cave, un matin il arriva dans celle-ci en caleçon et en bonnet de coton, transférant vivement d'une main à l'autre un éclat d'obus brûlant, celui-ci venais de choir sur son oreiller à quelques centimètres de son visage, il opta ainsi pour la cave.
 Dés les premiers tirs c'est Joseph Becker dans le jardin de la ferme du Colombier qui va être blessé, nous en serons informé en l’apercevant dans le véhicule Allemand le conduisant à l’hôpital de Baccarat,                                           Claude Verrelle âgé de 7 ans se tenait debout sur un appui de fenêtre quant un obus éclata dans la cour de leur habitation et d'indiquer à tout son entourage "Celui là tu peu croire je l'ai vu éclater " par la suite deux obus percutèrent la toiture 
Puis renseigné les tirs vont progressivement éviter le village, néanmoins des centaines d'obus vont s'abattre journellement sur les abords proches,
 Pour les jeunes et les moins jeunes à rechercher et collectionner les éclats ainsi, Un jour fut apporté dans la cave des éclats provenant de fumigène qui entrechoqués produisirent une suffocante fumée,
 Pour les poules de criardes fuitent, pour les canards de rechercher une cache se contentant de s'élancer bec ouvert sur les éclats,
 Journellement Taroni Henri, Thiry Nicolas, Heck Adrien et d'autres assurerons un approvisionnement en pain, à leur retour ils décrirons
leur plus où moins nombreux plongeons au fossé pour se protéger de soudaines salves, La présence à l'entrée de Baccarat à la fois d'un poste de contrôle où il était nécessaire de présenter "papir" et d'un canon antichar pack qui le 31 octobre se révélera efficace de même qu'en direction de Criviller d'une barricade réalisée en troncs d’arbres.

Le quotidien se résume à ne pas s'éloigner des abris tout en assurant rapidement nourriture et entretien des animaux. A profiter des nappes de brouillard pour arracher partiellement des pommes de terre. Un jour « au jaune » aux vues de Glonville sortis  du brouillard une vingtaine d’allemands l’un nous cria « crivilaire » prestement mon père tendit le bras désignant la Départementale. Comme je m’étonnais de sa rapidité et du fait qu’ils les éloignaient du chemin il me dit « Si ils les aperçoivent ils vont prendre une salve et nous aussi ». Maurice Cuny surpris par un levé rapide du brouillard dû faire du plat ventre toute tentative de croche-tache provoquant une salve, et rentrer en ce défilant avec une maigre récolte au hameau, la position des pièces à Glonville sur l'éperon dominant Azerailles nous était parfaitement visible, Le passage d'un véhicule sur le haut de la côte était suivie en fonction de sa direction d'une salve d'obus soit sur Merviller, soit sur Criviller.                            Nous avions appris à distinguer la percussion des pièces qui harcelaient le secteur,  sifflement prolongé pour les obus Français en fin de course
qui précédaient éclatement et projection d'éclats .Fron-fron des obus Allemand .Aussi  le jour où rentrant avec notre récolte réduite au strict nécessaire en compagnie de mon père et de mon grand père, nous étant précipités au fossé nous perçûmes puissamment martelé.    "Ah  -  les -  cons -  là". A une cinquantaine de mètres derrière nous, canne à la main, chapeau sur la tête, Théophile Briot revenant de l'enterrement de son cousin décédé de ses blessures, stoïque, debout au milieu de la chaussée, il réalisait qu'un peuplier tranché à mi-hauteur venait de s'abattre à quelques mètres devant lui, et à voix haute exprimait  son appréciation " Ah les cons là "
Durant cette période est venu a de nombreuses reprises se camoufler dans cette grange Verrelle un véhicule semi-chenillé lance roquette, conditionné dans des caisses bois, Ils comportait 48 créneaux , le contenu de tout un camion déjà G.M.C américain (probablement de prise)à leur protection caractéristique devant les phares était nécessaire pour l'approvisionner. Les conducteurs en décrivant avec passion le système de blocage du différentiel. Les projectiles partaient les uns derrière les autres dans un long sifflement ahurissant, Ce genre d'armement avait été copié du katjushas soviétique (orgue à Staline) dont les servants avaient ordre de ce suicidé avec l'engin plutôt que de tomber aux mains des allemands,

 Les militaires français avaient dénommés cela des trains bleus. Un grand nombre des projectiles était défectueux au retour les servants avec la brouette de Jean Verrelle, allaient les jeter dans l'étang, Je crains qu'ils y soient encore. Un jour ce véhicule est venu se positionner dans l'actuel parcelle N° 233 .Je vois encore les servants qui à coups de botte, dissimuler l'ornière créée. Parmi ceux-ci, il en était un qui recherchait la conversation avec quelques brides de Français, il se disait sans beaucoup d'écho
Luxembourgeois ce qui était probablement vrai

Mais le tir étant probablement trop courbe, ils n'ont pas a notre grand soulagement tiré depuis cet emplacement.(Celui figurant sur la présente photographie et plus petit que celui aperçu alors à Criviller) il comportait non deux superpositions de rampes mais quatre superpositions à douze créneaux d'où 48 torpilles Le chargement effectué, par le chemin latéral à la voie ferrée il rejoignait généralement les boqueteaux proche de
 " fleurante haie" ou il disparaissait à notre vue ,Par un bel après midi automnale alors que majoritairement inactif mais néanmoins à proximité de la cave nous avons assisté à des tirs répètes de quelques obus très proche du bois du fouilly, presque amusé à l'idée que ce fait ne semblait importuné que les mulots, de demi heures en demi-heures les points d'impacts s’éloignèrent de la forêt et atteignirent la voie ferrée, ou sur le ballast ils provoquaient de magnifiques gerbes d'étincelles, puis bien que n'utilisant pas de fumigènes se rapprochèrent de «fleurante haie», Plus tard j'ai compris que certainement ce jour là une voix mystérieuse les guidait vers l'objectif,                                                                        Mon Grand Père (père Walon) qui était un bon bricoleur avait avec des bocaux en verre, des morceaux de zinc, du fil, des soudures, de l'acide et d'autres trucs fabriqué un dispositif produisant de l'électricité par réaction chimique ce qui nous permettait d'avoir une ampoule de quelques volts dans la cave refuge du N°17. Dans cette cave de 4,50 sur 4.50 mètres, 2 mètres à la voûte prenaient place jour et nuit 25 personnes, La plus jeune Geneviève Thiry Bébé qui ne se tenait pas encore assis dans son landau se trouvant en permanence près de la porte, sorti certain jours où la température le permettait, Un jour suite à une salve soudaine Adrien Heck se précipita pour la rentrée à l'abri. Madame Harmand assurant à l'assentiment général une interminable prière du soir. Nicolas Thiry avait la charrette du grand-père comme lit en dessous de l'installation c'est donc lui qui avait charge d'éclairagiste.Un jour les Allemands observateurs d'artillerie installés chez Jean Verrelle sont venus s'abriter avec nous d'une salve, et avaient probablement remarqué le dispositif électrique. Puis vint s'installer dans la grange Séverin un véhicule allemand semi-chenillé bardé d'antennes de radiogoniométries à la recherche d'un poste émetteur, ( Nous les apercevions procédant par paires l'un portant au dos un appareil relié a une longue perche, manipulée par un adjoint, permettant par triangulation de situer un lieu d'émission radio ) C'est alors que les précédents occupants indiquèrent probablement aux nouveaux la présence de ce dispositif. C'est trois hommes l'arme à la hanche qui
se pointèrent dans la cave d'examiner la caisse si deux admirent très rapidement que de poste émetteur il n'y avait, le troisième "Non" et d'entreprendre en allemand avec Nicolas, lorrain mosellan le canon du fusil sur l'estomac, une conversation qui devint rapidement orageuse, Terrorisée Renée Maire me traduit "du bist verruckt " s'agrippant à mes deux épaules pour coller son visage dans mon dos et pour se dérober à la suite qu'elle appréhendait, puis peut-être convaincu ou se voyant abandonné par ses camarades le fusil s'abaissa l'Allemand s'en fut les rejoindre. Il y eut un grand soulagement mon grand-père de disperser sur le champ son matériel. Plus d'éclairagiste dans la cave, Ces observateurs se postaient soit "Au Colombier" soit à l'angle sud ouest du bois de pinasses ce qui lui valut d'être totalement dévasté et nécessita après guerre sa mise à blanc et toc. Les pièces d'artillerie se situant à Merviller. A cet angle se situait alors un petit édicule couvert de zinc dit "Baraque des chasseurs" et qui fut détruit durant cette période. Après la libération j'ai pu connaître la raison de la présence de cet engin de détection et ce par l'intéresser lui même un gars nommé GERBER Henri, Bachamois risque tous, trois fois parachutés en France qui renseignait les alliés avec un poste émetteur dissimulé dans un sac de pomme de terre placé sur une brouette, et qui s'en allait de par les champs. Ainsi des pièces d'artillerie allemande étaient prises pour cible avant d'avoir tiré. Cette brouette in détectable puisque silencieuse s'est trouvé à quelques mètres de l'engin de détection. Gerber a opéré sur Criviller et le grand secteur des Bingottes, (Il est possible que dans ce secteur le poste au repos était hébergé par deux sœurs célibataires) il était aidé par des patriotes qui lui fournissaient des renseignements. La totalité de ceux-ci ont considérés avoir fait leur devoir et sont restés humblement très discrets sur leur action à l'opposé des F.F.I du 1 er Novembre, Ils ont préféré le mutisme aux médailles, Après la guerre Gerber ma dévoilé le nom des deux sœurs Hossard (boulangerie) qui parlant Allemand et qui à sa demande fréquentaient l'hôtel du pont pour recueillir des renseignements. (Toutes deux membres de l'intelligence service ont reçu des alliés, des récompenses pour des faits en des lieux autres que Baccarat)

DEUXIEME CONFLIT MONDIAL DEUX

 Le 7 Octobre s'opéra un changement d'unité de ces artilleurs à l'heure même où Ils déroulaient une ligne téléphonique (qui par hasard fut rapidement coupé par l'explosion d'un obus) dans notre pré parcelle N°237. Paul Becker arrivant de Baccarat nous apprenait la destruction de l'église, Gerber m'a aussi indiqué avoir communiqué aux alliés que le curé de Baccarat avait fait l'objet de la part des Allemands d'une demande de clés permettant l'accès au clocher, (L'abbé Munier qui ce 7 Octobre veille de la fête patronale devait trouvé la mort dans son confessionnal) cette nouvelle unité probablement dépourvu de documents cartographiques voulait telle du clocher examiner la configuration du terrain, cela semble vraisemblable, cette simple indication transmise  à Glonville a-t-elle provoqué la destruction par l'aviation du clocher, de la Banque et de l'aile gauche de la mairie , Intervention commentée par de nombreux témoins. Mon épouse adolescente a souvenir de deux bombes se détachant d'un avion, s'élever une imposante colonne de poussière dans laquelle virevoltait une multitude de feuilles de papier. Cette action provoqua huit victimes.                                                                     Puis est venu s'installer dans la maison vide aujourd'hui N° 23 une petite section d'infanterie dont le physique boiteux et myope, issu de la mobilisation totale inspirait pitié. C'est le 14 Octobre que l'occupant nous ordonna d'évacuer le hameau. C'est alors que Monsieur Blandin adjoint vint signifié à chaque foyer l'ordre d'évacuation. Il fut alors procédé au sacrifice des plus beaux lapins et volailles, la liberté rendu aux autres. Dans l'attente de la libération plusieurs femmes du hameau avaient unis leur compétence pour réaliser une bannière étoilée, teindre du drap, découper des bandes, déterminer nombre et disposition des étoiles le tout était prêt a être accroché au poteau électrique en bordure de route, en place à cette annonce Henri Verrelle dû se résoudre à l'incinérer.  C'est le 16 octobre que nous prîmes à pieds et avec de maigres, mais trop lourds bagages la direction de Raon l'étape, la côte de Merviller exposée à la vue des hauteurs de Glonville occupées par l'artillerie alliée fut à éviter. Néanmoins au passage à Saint Catherine une salve soudaine brisa une roue de la charrette de Théophile Briot, Il s'en revint au hameau, resté seul pris soin d'une vache abandonnée fournissant la majeur partie du lait aux occupants qui toléraient sa présence et le soir du 31 octobre, il fut tout surpris de découvrir une automitrailleuse portant une étoile devant sa porte, sa surdité ne lui ayant pas permis de réaliser cette journée d'âpres combats.
De Raon L'Etape, ressemblé sur la place du marché aux petits cochons (Aujourd'hui Place Beauregard) nous avait été indiquée comme lieu de rassemblement, Nous nous retrouvâmes sans instruction, ce qui fut bien moindre à ce que vivait au même moment les évacués de Merviller, Brouville et Reherrey et d’autres lieux dispersés sous de meurtriers tirs d'artillerie. Fermant volontairement la marche de la colonne désordonnée l’abbé Bevillon s’inquiéta d’une charrette abandonnée et découvrit dans l’un de ces trous individuel Gilbert Ganaye fortement choqué et légèrement blessé prisonnier d’un amas de branches.
De nombreux Raonnais surpris de notre présence nous offraient l'hospitalité et chaque famille se dispersa vers qui elle espérait avoir une chance d'accueil. Pour nous et quelques autres se fut Pexonne. où nous retrouvâmes d'autres résidents de la commune  de Merviller.
Durant cette période fut organisée sous la direction de Monsieur Charles Oliot adjoint de Baccarat une soupe populaire à base de blé cuit, les bestiaux accidentés fournissant sans restriction la viande.                                                 Nous percevions aussi une petite indemnité elle était servi en billets de cinq francs démonétisés, je ne sais d'où provenait ces coupures retirées de la circulation dés le secteur libéré.                                                            Le 31 octobre à 8 heures précis égrené au clocher de Fenneviller.
A proximité de la ferme de la Combelle nous avons assisté au matraquage de quelques 300 canons (Selon le livre la bataille de Nancy,) 3 régiments d'artillerie et quelques batteries de plus fort calibre, (Dispositif renouvelé 18 jours plus tard, et concentré sur la ville de Blâmont ) 
 en batterie côte à côte, arrivées durant la nuit à même la route N.59 de Saint Clément à Menil-Flin, alimentées en munition directement par G.M.C. se son joint à la propre artillerie de la 2 éme D.B. (Témoin oculaire Antoine Messin dit Bauvin de Menil-flin) nous pouvions apercevoir des milliers d'explosions, les peupliers de la côte d'Hablainville s'abattant les uns après les autres, mon grand oncle Léon Moinaux, artilleur de 1914 tout en joie décollait du sol des deux pieds en criant à l'infini "C'est l'attaque" Des panaches de fumées de s'élever de vers Gelacourt, vers Brouville, vers Merviller. C'est probablement ce jour là que fut incendié le "Café de l'est " aujourd'hui N° 42, Rue de Montigny, En soirée ce sera à Vacqueville tout proche que les combats se situeront, où les vainqueurs firent subir un triste sort aux vaincus. D'importantes colonnes de fumée s'élèvent de ce village. Trois épaves de chars " tigres " encombreront la rue du village pendant plusieurs années. Le clocher incliné, déchiqueté, troué, laissant voir des cloches miraculeusement suspendues (Le découpage de ces épaves par le fait que très souvent elles contenaient sournoisement des munitions provoqua de nombreuses victimes.) Durant cette période à Pexonne nous nous trouvions chez Charles Guillaume cousin germain de ma grand-mère, au nombre de dix personnes, au soir du premier novembre très tard alors que nous étions déjà couchés sous les coups répétés à la porte Charles est allé ouvrir c’est alors qu’une douzaine de tankistes en tenue noire ce sont invités, sorti du buffet toutes les victuailles, exigé d’Adrienne que soit chauffé la soupe prête pour le lendemain. Couché à même le sol dans la pièce voisine bien que ce fut en allemand, j’ai parfaitement saisi que durant plusieurs heures, ils ont commentés bruyamment leur journée de combat.

.Défile du R B F M à Baccarat devant la ruine du clocher dans la première quinzaine de Novembre 1944 (Qui peu m'en préciser la date)

 .Le Général Leclerc manquant de ravitaillement jugeât qu'il ne pourrait  pas franchir les Vosges d'une seule traite de nouveau arrêt de l'avance alliée. Durant les jours suivants de nombreux obus vont s'abattre sur Pexonne causant de nombreuses victimes. entre autre boulangerie Vouaux, cinq victimes par le même obus. De la même salve des obus vont s'abattre sur le clocher sous les coups une cloche y teintera trois fois.
Une quarantaine d’années plus tard, alors que pour des raisons professionnelles, j’entretenais une conversation, je me suis aperçu que mon interlocuteur était originaire de Pexonne, sortant du sujet. je lui décris ce jour, ou avec les cris et les explosions, j’avais entrevu une dame en blouse blanche ramassant au sol un gosse, et l’évacuant dans l’arrière boutique de la boulangerie, à la façon dont-il blêmissait  je m’interrompis, c’est alors que retroussant sa manche de chemise, dévoilant une  cicatrise  il me dit « Le gosse c’était moi, la dame en blouse blanche ma tante, j’étais âgé de 26 mois ".
Les hommes vont être à nouveau requis à creuser de nuit des tranchées avant d'être déportés en Allemagne.de la commune parmi d'autre Roger Verrelle, Henri Verrelle, Heck Adrien, Patry Raymond, Colin Prosper,
Le 10 Novembre passent déportés les hommes de Raon parmi lesquels les trois frères Severin de Criviller. En se cloîtrant vont échapper à la déportation Lécolier Léon et Cuny Maurice.
 Durant cette période la "Division Leclerc" comportait, non-enrégimentés‚ un certain nombre de volontaires de la région et de Savoie n'ayant pour seul uniforme qu'un imperméable de l'armée américaine et un casque allemand récupéré‚ pour seul arme un poste émetteur, disséminés aux avant-postes avec mission d'avertir l'arrière de toute incursion allemande. Certain de ceux-ci stationnèrent dans la ferme et la forêt de Grammont parmi eux Jean Marie Cerutti d'Azerailles. Monsieur Oliot avait pris en charge les nombreux réfugiés du secteur et colportait les nouvelles par lui on apprit que le pont de Baccarat avait échappé à la destruction (Voir passage de la ligne le 2/11/1944) plus tard que des combats se déroulait dans les rues de Badonviller puisque ce ne sera que deux jours plus tard qu'une reconnaissance Française fera un aller retour à Pexonne.                           
Le 19 novembre vers 15 heures se répand la nouvelle « "Les Français sont à l'entrée de Pexonne » il s'agit de Gerber les pouces engagés dans les bretelles de deux fusil-mitrailleur allemand qui arrive de la direction de Badonviller, il est suivi de deux fantassins la carabine à l'épaule qui se rendent chez Monsieur Gegout, boulanger (Nota. A plusieurs reprises les allemands sont venu lui indiquer de devoir faire évacuer le village, à chaque fois il les a abreuvé de "mirabelle" et à réussi à les en dissuader, plusieurs de ces litres lui ont été fournis et de façon certaine par mon cousin Guillaume, évitant ainsi le sort de Neufmaisons, évacué de nuit par un chemin forestier et sous une tempête de neige.) A la suite apparaissent deux chars de la division Leclerc. Ils vont rapidement se diriger vers l'entrée du village côté  Saint Pôle, et s'assurer de l'évacuation totale des éléments Allemands, revenir au centre du village et d'un coup de cul abattre dans le cas présent l'angle d'un hangar, j'ai appris depuis que cela était le signe conventionnel indiquant que le lieu avait été reconnu vide d'ennemie. Dans le quart heure suivant arrive de Neufmaisons une auto mitrailleuse de l'armée américaine avec en plus la fin des tirs d'artillerie, c'est ce qui pour ma part fut le plus remarquable   " LE SILENCE" . Les deux unités faisant jonction, Devant une foule abasourdie, silencieuse, en communion avec les trop nombreux absents déportés et prisonniers. Dans les jours qui suivirent, les habitants rentrèrent au village. Au hameau de Criviller était stationné une unité de circulation routière (DCR 397) qui en l'absence des autochtones avait pris beaucoup d'aise, consommant un lot important de munitions, transformant en écumoires casseroles et lessiveuses, plats et assiettes, dans un pays qui manquait de tout,
C'est à Madame Heck Céleste habitante du N° 24 qu'ils indiquèrent que l'un d'entre-eux ROLLIN Henri, la balle ayant traversée la porte du séjour avait été tué dans sa cuisine. De lui demander de fleurir sa tombe à Baccarat. (Cette Compagnie va perdre son chef le Capitaine RENDU Henri tué par balle le 23 Novembre à Wolfisheim ) Néanmoins ils indiquèrent que leur général (Leclerc) avait établi son Q.G à la maison Schmitt (déjà citée dans 20 juin 1940) à présent sensiblement dessous le viaduc de Criviller. Aujourd'hui il est connu que dans une grande salle de cette demeure Leclerc avait disposé un énorme plan en relief et en carton plâtre des Vosges, moulage qu'il avait fait venir de Paris, Il y travaillait nuit et jour, établissant les axes de pénétrations, les points de ravitaillements, Il avait convoqué des Alsaciens officiers de la division, et du bout d'une longue perche leur avait détaillé la route qu'il comptait emprunter vers Strasbourg. Ne pouvant imaginer un groupement blindé sur une route qui serpente, se tortille, grimpe et descend des pentes redoutables. L'itinéraire leur parait irréalisable et ils le dirent "C'est bien ce que je voulais savoir, nous passerons par là" Voilà pourquoi qu'à quelques hectomètres de Criviller, convaincu que les Allemands faisaient le même analyse que ses propres Officiers et ne défendraient pas ou peu la route de Dabo, Leclerc décide de l'emprunter.
De ce Q,G le 4 Novembre le Général Leclerc va adresser à sa division son ordre général N°69 oµ il indique s'incliner  avec émotion devant les corps des Capitaine Nouvel, Des lieutenants Bâtiment, Rencker, Cavardie, ainsi que les quarante et un sous-Officiers et hommes de troupe tombés glorieusement les 31 octobre et 1 er Novembre, souhaité aux blessés "un prompt retour parmi nous" ,
Le 17 Novembre la 2 éme D.B va s' élancée à l'assaut de la Vor vogesen stellung, Nombreux sont les Mervillois qui ont trouvés refuge dans ces villages depuis Ancerviller à Badonviller et de voir surgir très souvent avec de sérieux  combats  des chars qui portent une croix de Lorraine,(Sainte Pole et Halloville entre autres) Le scepticisme et à son comble qu'en très rapidement les équipages confient "Le but de l'offensive et de prendre Strasbourg pour le 25" Invraisemblable pour qui a vécu une progression d'une quinzaine de kilomètres en deux mois !! Manquant totalement d'informations ce sera du bout des lèvres que s'annoncera " "On dit que Strasbourg est pris


  Le 21 Novembre à 11 heures par le col du Valsberg le groupement Massu dévale en Alsace. Le 22 novembre PAR LA SORTIE pénètre dans Saverne .Le 23 Novembre à 9,15 heures "Tissu est dans iode" 

Les chars couvert de camouflage, ici place de Kehl sont contraint de monter  sur les trottoirs pour ne pas aplatir les tramways qui roulent presque normalement, au même instant à la sortie de Badonviller, les Gebirgsjager sont toujours en position pour barrer le col de la Chapelotte à la 2 éme D.B. Face à eux pour protéger les flancs quelques blindés avec parmi les équipages un certain Philippe De Gaulle. Cet alors que vint la possibilité de rentrer au hameau, la première tache fut la mise hors d'eau de la totalité des toitures, sérieusement endommagées par de nombreux éclats, une quinzaine ayant été directement  atteintes par des obus fusant.  De remarquer en bordure de chaussée face au N° 6 un emplacement approvisionné pour canon antichar, les caisses de munitions y demeureront pendant de longs mois 

Document rédige par l'abbé Marc BEVILLON
Parallèlement à Merviller on s’inquiétait du devenue de Marguerite Bordonné blessée à Neuviller les Badonviller le 10 Novembre. Chargée dans un véhicule Allemand . Jean Briot à bicyclette parcouru et interrogea dans les villages du secteur, après plusieurs jours lui fut signalé inhumée une inconnue a laquelle on avait découpée et conservée un morceau de sa jupe et un bouton, ainsi identifiée il ne pouvait que rapporter au village la triste nouvelle. A la même époque fut blessé au sommet de crâne Louis Verrelle. sensiblement  au même endroit qu'il l'avait été en aout 1914 au col de la Chipotte . Fut ensuite connu des victimes dans presque tous les villages environnants, en majorité par le fait de l'artillerie amie.                                                                        Mon père procéda à la sécurisation du mur pignon du   N° 24, garni le trou béant de bottes de paille, Les N° 13 bis et 30 étaient détruit et furent totalement reconstruit. Ma grand-mère (L'Elise ) me fit remarquer  un obus non éclaté, réalisant qu'il était là depuis peu de l'interroger et de me dire "Il était dans not'grenier c'était dangereux, je l'ai mis dans mon tablier et je l'ai apporté-là". L'obus par lui même était peu dangereux, mais à 75 ans descendre l'escalier de meunier du grenier avec le poids d'un obus dans son tablier l'était beaucoup plus. Elle ajoutait une fonction à celui-ci qui servait de gant pour sortir les plats du four, à ramasser les œufs, à approvisionner les fourneaux, en quatorze de la même façon elle avait débarrassée son champ
.DEUXIEME CONFLIT MONDIAL TROIS
De Gauche à droite Emplacement du pont sur le Rabodeau à Saint Blaise, Sur la Meurthe à Raon l'étape et, à nouveaux  sur la Meurthe à Thiaville, absent celui sur la Meurthe à Etival
 
Avec entraide se poursuivit, malgré le froid, le manque quasi total de chevaux un minimum de récolte, Cependant des champs entiers furent abandonnés, la veille de Noël nous récoltions encore des carottes. L'hiver avec un froid vif et  d'abondantes chutes de neige fut très long. Par l'intermédiaire de l'évêché des collectes de vêtements et d'ustensiles ménagers fut organisés à Villers et expédiés vers le secteur, c'est à partir de ce fait qu'aujourd'hui existe à Villers lés Nancy le rond point de Merviller inauguré le 21/09/1952 et la rue de Reherrey le 15/09 /1951.                                                     La voie ferrée réduite à une desserte matin et  soir, sera  jusqu'au mois d'avril limité à Azerailles, Ceci du fait de la présence d'une profonde tranchée antichars édifiée à hauteur du bois des aulnaies par des requis improvisés terrassiers, joignant la rive de la Meurthe au bois de pinasses. L'un de ces terrassiers sera tué par un éclat d'obus. Cette tranchée avait entraîné la destruction du ponceau S.N.C.F, Sa reconstruction par un hiver particulièrement long et  rigoureux fut lente et pénible, Dans les mois qui suivront et pour une longue période un stock important de mines antichars seront alignés dans un pré avoisinant. La ligne Lunéville-Saint-Dié ne sera rétablie provisoirement qu'au mois de Juillet. Les palées-chevalet nécessaire au rétablissement des ponts furent réalisée avec des arbres choisis et correspondant aux besoins, provenant de proches forêts mis en œuvre très souvent abattu depuis une semaine. Le ciment était livré en vrac. Les transports et le levage s'effectuaient à l'aide de bœufs landais importés. Ci dessous emplacement des ponts ferroviaires de la ligne Lunéville Saint Dié au printemps 1945 
 
Photographies officielles attestant de l'avancement des travaux 


RECONSTRUCTION "A bras" avec des moyens dérisoires et archaïques " DU PONT DE THIAVILLE EN 1946" à l'arrière plan le pont provisoire   

 




RECONSTRUCTION EN 1946 DU PONT SUR LA MEURTHE DE RAON L'ETAPE  

 

 
RECONSTRUCTION EN 1946 DU PONT SUR LA MEURTHE  A ETIVAL    

La main d'œuvre essentiellement composée de papetiers et de tisserants dont les usines sont détruites
 Tout ce qui peu rouler est utilisé. Il en résultait que de nombreux wagons rapidement bricolés trimbalaient les restes d'ossatures métalliques tordus, sans toit, sans paroi, voir réduit a un  plancher rafistolé, Cependant  sur ceux-ci est apposé une affichette qui indique "Faites rouler les Wagons. Wagons qui roulent fait rouler le pays"                                    La route était empruntée journellement par de nombreux convois américains, qui abandonnaient des jerrycans avec couramment un reliquat d'essence, que nous récupérions pour nous éclairer, Pour ce faire il était nécessaire d'ajouter du sel dans l'essence. C'est durant cette période que fut retrouvé tuée en bordure de route, vers " le bout du verger " à Criviller."  Marie Bayard un wrecker à la mouflette mal arrimée a été aperçu et supposé responsable de cet accident.

·  DUKW 353 Surnommé " duck " canard, Cet engin amphibie servit avec succès, lors des principaux débarquements, capable d'un vitesse de 80 Km/H sur route, et de ce déplacer sur l'eau à l'aide d'une hélice  à la vitesse de 11 km/H, armer d'une mitrailleuse 12,7 long de 11,45 mètre pour un poids à charge de 9,45 tonnes durant tout le temps de la bataille d'Alsace une trentaine de ces véhicules affectés à des taches de ravitaillement effectuaient journellement un passage aller et retour, sur la route Départementale. De même à de nombreuses reprises un piper-cub, voir deux atterrissaient sur le pré face à la ferme du colombier, Ses occupants l'abandonnant à l'admiration des enfants du  hameau qui sur le fuselage ajoutaient leur nom à ceux déjà très nombreux, seule la crainte les détournait de prendre place  sur les sièges.                                                           Vers cette époque une unité de la première armée Française vint en repos à Merviller. Dans les jours précédent l'armistice et durant toute une journée, nous ont survolé se dirigeant vers l'est un grand nombre d'avions Dakota remorquant un ou deux planeurs, je n'en ai jamais connu l'utilité                                                       Au printemps la route était proche du tas de cailloux et garda très longtemps cet aspect. Le génie intervint à nouveau, ouvrit à coup de hache des fûts de 200 litres de brai, détruisit le garde-corps métallique de la petite fontaine, prépara un brûlot avec cette pièce  métallique et ne revint plus abandonnant ainsi pendant toute l'été une énorme surface visqueuse. Je crains qu'à ce jours et en profondeur ce dépôt  soit encore présent.          
 Pour l'approvisionnement en carburant devant "la voivre " fut installé un pipe-line, lors de sa dépose de nombreux éléments furent abandonnés et récupérés par les villageois. Les arbres en bordure de route servir de support à de nombreuses lignes téléphoniques qui y demeurèrent bien que devenues inutiles pendant de longs mois.

Ce ne sera qu'au mois d'avril que les déportés de novembre seront de retour. Les informations étaient rares l’Est Républicain avait cessé de paraître. Du 2 août 1940 au 30 septembre 1944, il paru sous le nom d’Echo de Nancy. Ce fut le seul journal français diffusé en Allemagne. Il était donc très lu par les prisonniers de guerre et par les travailleurs français. D'abord sur 4 pages puis sur une 1/2 feuille recto-verso pour terminer à partir du 1er janvier 1944 par un format encore plus réduit (A3 recto-verso !) c’est sensiblement sous le même format qu’il existait en Mai 1944. De surcroît les agences de presse remplacée par la censure ne diffusées que peu d’information. Se basant sur l’existence de la taxe radiophonique. Les postes radio avaient été saisies dans tout le secteur. Une guimbarde venant de Merviller  avait transporté le tous à Baccarat. Il en résulta que par le fait d'absence d'électricité que les informations étaient rares. L’armistice fut difficilement connu. Quelque habitants perçurent les cloches de Gélacourt sonnées en voler sans en connaître les raisons.                                                                                Les lignes électriques furent rétablies vers le mois de septembre pour le battage des céréales. Entre temps fut livré, en compensation au pillage de novembre de petites vaches grises récupérées en Allemagne.                        Puis et pendant de nombreuses années nous eûmes droit dans toute la France à un affreux pain à basse de farine de maïs.                                                                      Par là suite fut nettement visible dans le bois de pinasses pendant plus de dix ans les ornières des chars libérateurs de Baccarat, contournant les défenses qui barraient les routes d'Azerailles et Gélacourt, Ils avaient remontés le bois en écrasant les restes de nombreux arbres avant de redescendre sur la ville de Baccarat. Cette action est relatée dans l'historique du 12 ème régiment de cuirassiers en ces termes " Prise de la côte 324 au nord-est de l'hôpital militaire de Baccarat. Le char " Soissons " est incendié. Vers  15 heures le peloton Savary neutralise des armes ennemies dans la ferme de Criviller. (Le Colombier) .Le commandant du  sous groupement décide de faire passer les chars par le chemin qui partant de la côte 324 coupe la route de Gélacourt à l'angle sud de l'hôpital militaire (Nota. Ces actions ont été préconisée par une jeune fille de Deneuvre Marcelle Cuny qui dans le half-track de commandement conseil la progression en évitant les défenses qu'elle avait reconnu avant de franchir la rivière Meurthe à gué en compagnie de deux aviateurs Anglais que depuis trois mois elle hébergeait et de ce joindre ce présent jour aux libérateurs). Vers 16.45 le char de tête ayant franchi la voie ferrée et détruit par un canon antichar (Placé sous la dite voie, à extrémité de l'aqueduc du ruisseau de Criviller (Probablement le "Blois II ") parfaitement renseigné sur la présence de cet antichar les deux engins tirèrent et se neutralisèrent simultanément le char termina sa course face à la blanchisserie Boinier (Témoin oculaire Simone Wurtz-Taroni )                                                                           NOTA: je découvre ce témoignage que j'ajoute; 
 "Le soir j’apprends la terrible nouvelle: Pierre Dufrechou, alias Pierrot, est mort dans la journée au cours des combats pour la libération de Baccarat. Il est mort bêtement, victime d'un antichar caché dans une entrée de garage, suite à une erreur de jugement du Chef de char « Blois II », qui a négligé un tir lointain préventif sur cette position. Le lendemain matin je me rends sur les lieux du combat, qui a été fatal pour les deux acteurs malheureux de ce « duel » morbide : « Blois II » et l’antichar allemand."  

Rapidement déplacé très peu de Bachamois purent connaître la destruction d'un char à l'entrée de la ville. La section Mac Clenahan atteint le pont vers 18.30 heures. Le pont est miné le système d'allumage en place, Le Lieutenant Mac Clénahan abat l'officier chargé de la destruction. Sur les indications d'un sapeur Allemand, il détruit le dispositif de mise à feu sauvant ainsi non seulement le pont, mais tout un quartier de Baccarat que l'explosion aurait détruit. Cette version est celle du 12 éme R.C, et qui laisserait supposer qu'un officier aurait eu besoin  des indications d'un sapeur pour neutraliser une épissure pyrotechnique.
  Dés le lendemain il fut connu qu'effectivement un sapeur malgré-nous d'origine Polonaise avait saboté le dispositif de mise à feu, L'officier Allemand responsable n'obtenant pas l'explosion se rendit sur place pour en rechercher la raison. Son arrivé coïncidant avec celle du sous groupement blindée avec en tête de colonne le lieutenant  Mac Clenahan 

  Le lieutenant Mac Clénéhan 2 éme section 1er Compagnie -     Régiment de marche du Tchad et une partie de sa section  - Halftrack Dunkerque -              Rue des cristalleries à Baccarat 
 Celui-ci abattis à une distance de moins de 30 mètres de l'édifice, sur le trottoir du magasin Vessiere l'officier allemand le privant d'une possible réfection du dispositif de mise a feu. Ce sapeur ne fut pas un inconnu )(Fait rapporter par E R du 31/10/68) à la vue de nombreux Bachamois il dirigeât le retrait des bombes d'aviation  utilisées comme  charges  Les Allemands ne disposant plus de bombardiers pour les utiliser)parmi eux mon oncle Maurice Cagné qui ma rapporté et remémoré à plusieurs reprises cette version             Maurice fit parti d'une  petite équipe restée à disposition de la municipalité de Baccarat, récupération et nourriture des bestiaux abandonnés pour ce faire il vint à plusieurs reprises récupérer du foin chez son ami Jean Verrelle (évacuer absent) à Criviller, dans la mesure des possibilités mise hors d'eau des points d'impacts des projectiles, Alors qu'ils intervenaient sur le toit du bistrot ,situé à gauche et à l'angle de la rue de la baugerie, un feldgrau qui se trouvait dans l'emprise S N C F, les hélant bruyamment tapant dans le creux du coude "barre toi" à peine avaient-ils interprétés cette invitation et gagnés le grenier, qu'une formidable explosion soulevait la toiture réduisant à néant, le travail accomplit, Le château d'eau de la gare venait de se volatiliser. L’hôpital de Baccarat étant évacué à Cirey, Journellement chargement de la remorque d'un tracteur gazo-bois de l'entreprise Bancon, pour un transfert de matériel à Cirey, (Quelques mois plus tard en forêt ce tracteur sautait sur une mine, ce conducteur MICHEL prénommé Pierre y trouvait la mort) Maurice résidait dans l'avenue de Lachapelle, le 31 octobre après une journée mêlée  d' inquiétude et d'espérance, en début de soirée il aperçu une intense lueur accompagnée d'un souffle violent, l'ossature métallique de la passerelle des cristalleries venait de subir des dégâts suffisants pour en interdire le franchissement ,Cette disponibilité permanente  lui permis d'être proche des événements, et relativement bien informé.                                                  Le  pont de Baccarat fut l'objet d'une instance protection, deux pièces de        D C A quadri-tubes encombrèrent ses deux extrémités durant de nombreuses semaines. La ferme de Criviller qui avait reçu de très nombreux projectiles, fut incendiée dans la soirée du 11 Novembre                                                     Sur le tracé de la voie ferrée entre Baccarat et Bertichamps est présent un passage à niveau où à l’époque était édifié une maison de garde-barrière, celle-ci était habitée par un couple dont le mari était de l’équipe entretien des voies, souvent il relatait ce fait. Par une belle journée d’été, en soirée profitant de la fraîcheur crépusculaire, assis sur un banc devant leur habitation avec son épouse. Ils aperçurent la coupole d’un parachute qui se posait très proche d’eux. Le parachutiste vint a eux, l’interpellant par son prénom lui mit dans les bras le parachute en lui ordonnant   «Tiens brûle ça» en s’enfuyant rapidement." Dans l’explicative. Après interrogations il résolut de s’éloigné d’une centaine de mètres et là en plein champ, et en pleine nuit il enterra le parachute, Il n’en retrouva jamais l’endroit, Après la libération le parachutiste vint se faire connaître. Il s’agissait d’Henri Gerber. Durant cette période en début de nuit très souvent, nous percevions les passages de ces avions assurant les liaisons avec les maquis et les SAS (Spécial Air Service) Une vingtaine d'années plus tard des vacanciers se sont présenté à Suzanne Cerisier N° 26,                                                    L'un d'eux lui indiqua "Je viens voir si mon nom est toujours inscrit dans votre grenier" et de lui préciser "Le jour de la prise de Baccarat nous avons installé une mitrailleuse sur votre toiture, et ouvert le feu sur la forêt en face (Le fouilly). Nous avons passé la nuit en veille dans votre grenier." Son nom se trouvait effectivement gravé dans la montée au grenier.                                           Septembre 1944 Deux faits plus significatifs ont plus particulièrement marqué ce début du mois, le premier est rappelé dans la commune par les stèles des fusillés. Un kommando du S.D Police spécial de la Gestapo c'est établi à l'hôtel du pont à Baccarat, on y transfert, interroge, torture les supposés résistants et résistantes coupables ou non, Le 1 er Septembre dans l'après-midi un camion quittera ce lieu de souffrance pour prendre la direction de Merviller en haut de la côte à la "belle croix" le camion prend la direction de l'avenue, et stop au pied de celle-ci, descente du camion un groupe d'hommes que Monsieur Mougeolle qui s'active dans ses champs aperçoit mais à une distance trop éloignée, pour imaginer de quoi il s'agit, Il ne pourra révéler ce fait qu'après avoir eu connaissance du massacre. Descendu du camion en plein champ les tueurs du S.D les entraînent jusqu'à la forêt distante de 500 mètres, Là a quelques pas de l'orée du bois indiqué aujourd'hui, marqué par une stèle sont abattus en tas et à la mitraillette: 

Arnould René ( Prêtre) - Deschamps Guy- Deschamps Roger- Dumoutier Roger -  Finance Emile  Hachon André     De Hennequin de Villermont   (Maire de Pexonne) Mathieu Pierre . -Spinozzi huberto.                                        Chaque corps est criblé d'une quarantaine de balles  .Ce sera le chien du Sieur Labroche qui par son comportement en permettra leur découverte, Sachant que rester dans la position ou ils sont tombés durant deux jours de septembre se passe de description de leur état. Le Maire Monsieur Pigenel Charles secondé par le Curé Marc Bévillon feront appel aux jeunes gens du village pour les charger, sur une guimbarde les transporter en maison commune, Les identifier, se procurer neuf cercueils et après un passage à l'église, les inhumés avec la seule présence du maire, du prêtre et de quelques porteurs.                                                  Quelques jours plus tard à peu de distance au même endroit sont abattus de la même façon



Madame Gadat Andrée institutrice mère de trois enfants, épouse d'un officier prisonnier de guerre  et Thérèse Stuzmann  sœur de l'abbé Stuzmann curé de Domévre dit " capitaine Laforge" chef du secteur F.F.I , leur corps ne seront retrouvés qu'après la libération du 31 Octobre.

 Se trouvait uni par le sacrifice suprême un panel représentatif de notre société, des hommes et des femmes de chez nous, jeune et vieux, prêtre, laïc, maire, noble, directeur, ouvrier, paysan, cheminot, migrant, instituteur, institutrice, servante, scout,                           Les exactions douloureuses se poursuivent Pexonne, Neufmaisons, Vacqueville, Veney, La Baraque, des amis, des cousins, des frères en sont les victimes, La B.B.C dans ses messages personnels annonce " Le Beau pré et trop long "ce qui signifie un parachutage dans une clairière au sud de Veney, baptisé "La Pédale" un nombre incommensurable de personnes sont dans le secret y compris les Allemands.                                         A l'aube du 4 Septembre deuxième jour que 800 hommes dans l'attente de ce parachutage couchaient à Viombois insuffisamment disciplinés, et armés pas assez convaincus, et mal encadrés                                              Ils vont être attaqué par plusieurs centaines d'Allemands à majorité des éléments de la Luftwaffe du 91 éme Régiment dressés à la lutte contre les parachutistes (Source Viombois le maquis tragique par Jean Marie Geoffroy ) Cinquante sept Membres du groupement mobile d'Alsace-Vosges vont être tués. La majorité de la région, En soirée alors que les avions ravitailleurs Anglais tournent en rond attendant un signal qui ne viendra pas le combat cesse. Le lendemain 5 Septembre en soirée le matériel qui n'a pu être parachuté la veille est basculé par quatre avions "au pré barbier " entre Pexonne et Bertrichamps. Parachutage énorme et disproportionné ce sera l'un d'une dizaine de  parachutages de la région. La majeure partie sera récupérée par les Allemands Le combat de Viombois fut suivi de fortes représailles, une chasse à L’homme qui va provoquer  de nombreuses victimes dans toute la région. La vallée de Celles La vallée du rabodeau, Que le Général DE GAULLE évoquera sous le nom de vallée des larmes , Début octobre afin de mettre fin a une errance dangereuse le GMA reçu l’ordre de passer les lignes.          Le 8 Octobre un groupe important réussira à Proximité Menil-Flin à joindre la Division Leclerc prendra ainsi pratiquement fin l’existence du groupement mobile d'Alsace-Vosges qui avait débuté en mai 1943 au campement de la Chapelotte. Le groupe mobile Alsace Lorraine avait vécu                                                  Que fait le groupe de résistants de Merviller durant ces faits tragiques, il est moins volubile perçoit le passage des avions feux allumés et se prépare à agir conformément à des ordres réfléchis                            Dans la soirée du 4 Septembre sous la conduite de son chef Dirembach André et de Lequeux Marcel son adjoint le groupe  va se diriger vers Grammont et se positionné au sud du terrain de parachutage. Ils sont armé de fusil provenant de juin 1940, le plus jeune qui en est dépourvu en compensation il transportera une très lourde charge de cartouches, Dans l'attente ils percevront la ronde des avions. A l'aube jugeant de la nullité de leur action ils prendront la direction des carrières ou ils cacheront leurs armes. Durant cet épisode dans la matinée un feldwebel se présente chez le maire Monsieur Charles Pigenel, en lui indiquant que les hommes de Merviller avaient rejoint le maquis, Le maire jure qu'il ne manque aucun homme au village alors que son propre fils Marc, et de l'équiper, Il l'invite à faire le tour du village pour le lui démontrer,(Témoins des faits André Roublot avec l'aide du maire désarma Henri pauvre handicapé mental qui ayant une violente adversité de l'uniforme Allemand c'était élancé fourche  en avant sur le feldwebel)                                                 Tous les hommes n'avaient pas rejoint le maquis mais préféraient se cacher, arriver à l'extrémité du village le maire aperçu Madame Richard (Pierrat Aimée) dont le fils Léon était lui aussi absent, Immédiatement il lui indique à peu prés ceci "Ce monsieur recherche les hommes du village" Il connaissait parfaitement le comportement passé de Madame Richard "En quatorze j'avais quinze ans (1914)" disait elle volontiers et de d'écrire sa conduite à l'époque sur le champ de bataille de DROUVILLE, (Grand couronné) Ne venait elle pas de découvrir dans son hangar un fuyard de Viombois à qui avant de le restaurer elle avait indiqué "De quoi !!ça à vingt ans et ça a peur des boches" Le maire ne pouvait pas trouver aide plus précieuse, en moins de dix minutes elle d'écrit au feldwebel avoir aperçu la quasi totalité des hommes du village, le lieu où ils se rendaient, et le travail qu'ils y effectuaient. Il n'y avait absolument rien de vrai, mais s'était présenté avec une telle force de persuasion qu'elle réussi à détourner les soupçons. Pour ma part durant cette journée du 5 septembre, j'ai aperçu à " la godine » dissimulé dans les joncs qui bordaient la petite source du " Bigré » des fusils peut-être six ou huit, le lendemain ils avaient disparu, Rien d'étonnant par la suite, j'ai appris qu'un groupe de résistants en route vers Viombois stationnait cette nuit là dans la ferme Mougeolle, (Ferme de la grande Voivre) Touchait à sa fin un douloureux épisode que très vite on voulu oublier, Monsieur Dirembach devient pour quelque temps le maire de Merviller, Annuellement on commémora la mémoire des fusillés, Monsieur Briot Théophile à l'assentiment général, évoquait leur sacrifice, 
 Plus tard, une quinzaine d'années plus tard par des maquisards de Domptail, Grelot Pierre, Freard et surtout par les deux cousins Otin et Courtois des deux fermes de la Rochotte, Tous quatre présents ce   4 Septembre 1944 à cet endroit. J'ai pu apprendre qu'effectivement cette nuit là se trouvait dans ces fermes, aux grottes du même nom, au ruisseau Saint Pierre et en d'autres lieux réunis par petits groupes des hommes plus ou moins armés, Ils devaient franchir la Meurthe à la passerelle de la scierie des cristalleries, puis par la voie des wagonnets de la dite scierie franchir en souterrain la R,N 59 se retrouver à l'intérieur de l'usine, et de là gagner la forêt du reclos, probablement rejoindre le groupe de Merviller susceptible de mieux connaître les lieux                M’éloignant de la proche région mais néanmoins restant  dans la zone d’action du GMA. MOUSSEY en Vosges. Dés 1940 Les Allemands avaient rétabli la frontière de 1871 par des bornes  F et  D  le village de  MOUSSEY depuis le rétablissement de cette frontière devint  un maillon de la chaîne de passage des hommes, des femmes et des enfants fuyant l’Alsace.  Des prisonniers de guerre Français  évadés. Des déserteurs Alsaciens Lorrains. Des aviateurs alliés.  Des passeurs qui venaient de SCHIMECK et montaient par SALM acheminait les évadés sans recevoir de rétributions. Ils le faisaient par patriotisme. Certain Jours des groupes atteignant une vingtaine   
 A MOUSSEY Une forte majorité des villageois participait à l’accueil.
 Des hommes, des femmes, de jeunes gens, des fillettes connaissant leur tache et prenant de gros risques, Leurs fabriquaient de faux papiers vieillies par un piétinement sous un linoléum. Dénommé « Colis » Ils étaient dirigés voyage organisé sur Etival, sur Epinal, Le sud de la France. Leur nombre a sans doute atteint plusieurs milliers.                     
A partir début Septembre des parachutistes Anglais du deuxième régiment du service air spécial (SAS) donc la devise WHO DARES WINS (qui ose gagne) tombèrent du ciel à plusieurs reprise le lâché le plus important  le 21 SEPTEMBRE 1944. Une centaine de parachutistes Depuis le village on voyait passer les avions a très basse altitude.
 Des hommes qui se balançaient aux suspends d’un parachute  et descendait lentement. De Puissants et brefs signaux  électriques zébrait le ciel. Le bruit des trappes des appareils qui se refermaient.
 Des jeeps suspendues a 4 parachutes munis de grosses roues,  Décapotées sans pare bise  immédiatement équipées de 4 mitrailleuses tout azimuts, engin de harcèlement rapide qui allaient créer l’insécurité. Des containers contenant armes, munitions, certain en osier contenant des bidons d’essence, a découper a la hache pour être brûler.
 Ce fut une soirée de grand spectacle qui fit dire a une veille Vosgienne    « Mais ils amènent toute L'Amérique »                    Ces Parachutistes  Anglais  isolés en pleine ligne ennemie déployaient une farouche combativité  entreprirent des actions de harcèlements le jour  se réfugiant la nuit dans les fermes. Ce qui provoqua l’incendie de nombreuses maisons. La situation de  certains habitants ou se trouvait simultanément des allemands dans leur cuisine, des maquisards dans leur grenier, et des ’Anglais dans leur bûcher. Beaucoup de ces Anglais furent capturés et fusillés. Fin  Octobre le détachement  anglais reçu  ordre de passer  individuellement les lignes ce qu’il fit dans la région de Baccarat. J’ai pu connaître le fait que l’un de ceux-ci se présenta à un habitant de Thiaville. ERHARD qui le conduit vers un sentier susceptible d’aboutir vers la liberté                         
 A ce grand risque s’ajouta les parachutages d’armes et de munitions  destinés au GMA. Les Allemands connaissaient les intentions du GMA. Furent commises beaucoup d’imprudences s’ajoutant des malchances.                                
Ci-dessus Gilbert BLAISON Mousséen. Profondément réservé et discret. Il est certain qu’à l’occasion pouvoir nous exprimer son vécu lui était d’un grand réconfort
  •  Bien plus tard par d’autre source j’ai pu apprendre que sa famille profondément meurtrie avait activement participée  aux événements. Présent sur le lieu des parachutages en compagnie de plus d’une centaine de  femmes et enfants.il nous  décrit l'ambiance de kermesse, la stupidité des présents qui dans l’attente chargeaient les feux de signalisation.
 Action provocant des flammes de cinq à six mètres visible depuis le col du Hantz. Cette foule se précipitait sur les contenaires pour en extraire cigarettes et chocolat que les Anglais joignaient  couramment aux armes. Cette action ouverture des contenaires  rendant difficile
 leur transport.

 L’opération s’effectuai  par une centaine d’’hommes de Moussey et des villages environnants dont un grand nombre seront arrêtés a la suite de l’encerclement du village le 24 septembre 1944, puis assassinés ou morts en camps camp d’extermination du struthof  et d’autres lieux. 
       
A la mi-octobre le GMA reçu l’ordre de passer les lignes. Il rejoignit la deuxième Division Blindée à proximité de Ménil-Flin                                           
Puis ce fut la libération le 22 Novembre 1944
. A peine quelques patrouilles américaines traversèrent Moussey .Il n’y eût pas de réjouissance. On se souvenait  des très nombreux absents dont une large majorité ne son pas revenu.                                                                                Ce fut l’un des village vosgien  le plus meurtrie                       Par la suite j’ai appris le décès tragique  de Gilbert Blaison                                                   
L'église de BACCARAT avant et après le 7 Octobre 1944 

  
 
 
 
 
 

 

 

 
 

    Au premier plan l'église Saint Remy de BACCARAT
Au second L'église Saint Remy de DENEUVRE  


 

 




 

 
1.     La caserne Lamirault, avait été aménagée en hôpital militaire  Dans les mois qui suivirent la fin des hostilités, elle fut à nouveau utilisée comme lazaret pour des prisonniers Allemands, Pendant plusieurs années fut établi dans la caserne Haxoun oflag, quelques uns de ces officiers entreprirent de sculpter sur le front d'attaque d'une ancienne carrière "L'aigle impériale Allemand "Lors du tracé de la nouvelle RN 59 celui-ci fut respecté, Aujourd'hui il se trouve qu'à l'est de son tracé et au sud du viaduc de Criviller cette sculpture est susceptible de marquer leur empreinte pendant de nombreuses années
 Et après beaucoup de souffrances, de destructions, de deuils, de part et d'autre vint enfin
 le souhait des premiers temps 
Un petit Tommy chantait cet air plein d'entrain
En arrivant au camp
Tout les p'tits poilus joyeux apprirent le refrain
Et bientôt tout le régiment
Entonnait gaiement

Refrain :
On ira pendr' notre linge sur la ligne Siegfried
Pour laver le linge, voici le moment
On ira pendr' notre linge sur la ligne Siegfried
À nous le beau linge blanc.
Les vieux mouchoirs et les ch'mis's à Papa
En famille on lavera tout ça
On ira pendr' notre linge sur la ligne Siegfried
Si on la trouve encore là.
On ira là

Tout le monde à son boulot en met un bon coup
Avec un cœur joyeux
On dit que le Colonel est très content de nous
Et tant pis pour les envieux
Tout va pour le mieux.

Refrain :
On ira pendr' notre linge sur la ligne Siegfried
Pour laver le linge, voici le moment
On ira pendr' notre linge sur la ligne Siegfried
À nous le beau linge blanc.
Les napp's à fleurs et les ch'mis's à Papa
En famille on lavera tout ça
On ira pendr' notre linge sur la ligne Siegfried
Si on la trouve encore là.
On ira là
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PEXONNE NOVEMBRE 1944
PASSAGE DE LA LIGNE
  LE 2/11/1944